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UN NOUVEAU DEFI (DNA DU 12/04/11)

12 avril 2011 - 08:53

Si à 42 ans, l’envie vous titille de rechausser les crampons pour reprendre le foot, ...

Un nouveau défi

Si à 42 ans, l’envie vous titille de rechausser les crampons pour reprendre le foot, c’est que vous vous appelez Jens Lehmann, et que vous faites les beaux jours d’Arsenal. Ou que vous êtes Steeves Waldeck, et que vous faites ceux de l’ASS, du côté de la Rotonde. Alors évidemment, ce dernier n’est pas un Gunner, mais il reste une fine gâchette.

Son défi ressemble vraiment à un pari, conclu sur un coup de tête.

Steeves Waldeck pensait avoir définitivement rangé les crampons. Mais par un coup du sort, le voilà parti à la conquête d’un nouveau titre. Un challenge de plus pour ce pompier, qui a toujours foncé, droit au but.

« Je pensais avoir tout compris au foot… »

« Je suis dans ma 42 e année, et je viens de signer ma 36 e licence de foot », explique-t-il.

Aujourd’hui lieutenant à la caserne d’Illkirch, ce spécialiste en risques radiologiques et chimiques respirait jusqu’alors l’air de la Rotonde. Et ce quartier, il le connaît vraiment par cœur. « J’ai grandi à quelques pas d’ici, et j’ai d’ailleurs commencé tout près, à l’ASPTT », se souvient ce père de famille, marié à une hôtesse de l’air.

« J’y ai joué de l’âge de 6 ans, jusqu’en seniors », jusqu’à ce que ses talents de buteur n’attirent l’œil des recruteurs du Racing Club de Strasbourg.

« J’étudiais en fac de Droit, mais je m’entraînais avec les stagiaires du Racing, et parfois même avec les pros, comme Léonard Specht. Mon entraîneur de l’époque s’appelait Albert Gemmrich ».

Mais il coupe court à l’aventure. « Je me suis pris la tête avec des gens du club. Je m’en suis mordu les doigts, mais j’étais jeune, je pensais avoir tout compris au foot », regrette-t-il aujourd’hui.

Mais s’il a claqué la porte au Racing, il ouvre celle du FCO Neudorf. La DH, le titre de champion d’Alsace, avant une nouvelle aventure. « Je suis parti trois ans au SV Links, qui évoluait au 3 e niveau national. J’ai fini meilleur buteur, je jouais avec de vrais talents autour de moi ».

Pour lui, cette période reste sans doute celle de son apogée. « J’avais 26 ans, j’étais pompier et en même temps j’étais payé par Links, j’étais en pleine forme physique ». Mais il est aussi lucide, et lorsque se présente l’opportunité de grimper encore un échelon, il fait le choix de la raison. « J’ai été approché par Kaiserslautern, en 2 e division à l’époque, qui me proposait une saison pour évoluer avec la réserve. Si elle se passait bien, je pouvais peut-être espérer un contrat pro. Mais j’aurais alors eu 28 ans et je me suis dit que c’était trop tard, parce que la carrière d’un footballeur pro est très fragile, elle peut s’arrêter net », explique Steeves.

Mais il garde un héritage de sa période outre-Rhin. « Les Allemands sont démesurés dans l’effort, mais aussi dans la fête ».

Après encore un épisode à Eckartsweier, avec la montée en DH au bout, et le maillot de l’équipe de France des pompiers pour les championnats d’Europe en salle en 1995 et 1997 (il finira meilleur buteur du tournoi), il revient de l’autre côté de la frontière, à la FAIG, en Excellence, « par amitié pour Laurent Maennel. La première année, je marque 34 buts ».

Une fois la catégorie vétérans à sa portée, il joue encore, pour le plaisir mais aussi pour les résultats. « Champion d’Alsace, plusieurs Challenges sous le bras, c’est vrai que j’ai un beau palmarès avec les vétérans », sourit-il.

Forcé ensuite d’arrêter le foot pendant plus d’un an, le temps de passer le concours d’officier à l’École Nationale des Officiers Sapeurs Pompiers d’Aix-en-Provence, il ne résiste pas longtemps. « C’est en faisant un tournoi vétérans en salle, à l’ASS, que je suis tombé sur Thierry Hanauer, qui m’a présenté Christian Bilger, le président de l’ASS ». Et quand ce dernier lui propose de signer, il pense d’abord à dire oui, évidemment. « Mais je pensais jouer avec les vétérans. Lui me parlait de l’équipe première ! ».

Sa femme l’appelle Rocky

Finalement, c’est pratiquement sans hésitation qu’il accepte. « C’est peut-être le moment de me relancer un défi. Ma femme m’appelle d’ailleurs Rocky. Quand je jouais en CF3, certains de mes coéquipiers d’aujourd’hui n’étaient pas nés », lâche-t-il. « J’ai des choses à prendre, et à apprendre. Ce qui me fait plaisir, c’est que les jeunes sont à l’écoute. Mais je ne me substitue pas aux coaches, Jean-Marc Bleesz et Laurent Beck ». Lui qui a grandi dans le quartier, qui a joué longtemps pour son quartier, se sentait peut-être l’envie de retrouver ses racines, là où tout a commencé. « Une belle manière de boucler la boucle ». Et de renaître de ses cendres, en bon pompier qu’il est.

VINCENT HAHN (DNA DU 12/04/11)

 

 

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