A NOUS LES PETITS ANGLAIS !

18 novembre 2010 - 08:38

Séduisants dans le jeu, les Bleus se sont imposés à Wembley (2-1, buts de Benzema et Valbuena) face à une équipe anglaise inexpérimentée.

Le 17/11/2010 à 23:07 | Mis à jour le 18/11/2010 à 07:13

Foot - Bleus - Amical

A nous les petits Anglais !

Séduisante dans le jeu, l'équipe de France s'impose à Wembley contre l'Angleterre (2-1) grâce à deux buts de Benzema et Valbuena.
Benzema, une nouvelle fois décisif en bleu depuis la prise de commandes de Laurent Blanc.(EQ)
Benzema, une nouvelle fois décisif en bleu depuis la prise de commandes de Laurent Blanc.(EQ)

C'est un bond dans le temps. Un pas de plus franchi dans la reconstruction de l'équipe de France. L'espace d'une soirée, les Bleus ont reconquis Wembley, comme en 1999, lorsqu'un doublé d'Anelka avait terrassé l'Angleterre. Mercredi soir, les bourreaux de nos voisins britanniques se sont nommés Karim Benzema (16e) et Mathieu Valbuena (55e). Même s'il ne s'agit que d'un match amical, les enseignements seront nombreux pour Laurent Blanc. Face à une sélection anglaise étonnamment spectatrice, les Bleus ont longtemps su allier beau jeu, solidité et efficacité. Un but de Peter Crouch en fin de match (86e) a sanctionné les quelques flottements entrevus en seconde période. Le bal des changements entamés dès la mi-temps n'y est pas étranger.

Les mauvaises langues diront qu'il s'agissait d'une Angleterre A', pour ne pas dire bis. C'est vrai, mais il serait réducteur d'y voir l'unique explication de la performance livrée par les Bleus. Supérieurs techniquement, Samir Nasri et ses équipiers ont eu la mainmise sur le jeu. Décalages, créativité, conservation de balle, actions bien construites, ils ont surclassé les Anglais dans tous les domaines pendant près d'une mi-temps, la première. Quant à la défense : on attendait de la juger contre une équipe d'une autre envergure que la Roumanie ou le Luxembourg. Jusqu'à son remplacement par Sakho à la pause, le joueur de la Roma s'est affirmé comme le patron de la défense tricolore. Mieux, il a été le symbole d'une formation impressionnante de solidité pendant quarante-cinq minutes. Le mérite en revient également à Abidal, convaincant pour son retour en bleu, et M'Vila, replacé dans un rôle de sentinelle en l'absence d'Alou Diarra, entré en cours de match.

MÊME LORSQUE L'ANGLETERRE A FAIT PARLER SON ORGUEIL, LE BATEAU A BLEU A TANGUÉ, MAIS IL N'A PAS COULÉ.

Même lorsque l'Angleterre a fait parler son orgueil, le bateau bleu a tangué, mais il n'a pas coulé : Gerrard a trouvé la transversale de Lloris (62e), un cafouillage devant la cage du portier lyonnais a semé la panique dans la défense tricolore (75e), et Gerrard, encore, a raté un but tout fait (81e)... C'était avant que la réduction du score de Crouch et les cinq minutes de temps additionnel accordées par M. Larsen n'offrent une fin de match crispante à Lloris et ses équipiers. Pour la première fois depuis quatre matches, la défense a craqué, mais la série de victoires, elle, se poursuit. Ça servira pour la suite. - Emery TAISNE, à Londre

Source : Lequipe.fr

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