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Rencontre avec René Sabater (AS Strasbourg) - DNA DU 09.02.09

9 février 2010 - 08:23

Rencontre avec René Sabater (AS Strasbourg) est le titre de l'article consacré à notre emblématique et historique René aujourd'hui 80 ans.

 

Au fil de l'Histoire

L'Algérie, Paris puis Strasbourg : René Sabater, dirigeant emblématique de l'AS Strasbourg, a connu un parcours original initié par des événements historiques.

C'est une photo couleur, de format 10x15. Elle a été prise sur le parking du stade de l'Ill à Mulhouse. Au premier plan, un homme aux cheveux blancs porte un coupe-vent bleu océan, un sac Adidas avec l'ancien logo et un filet de ballons. Au second plan, de jeunes joueurs le suivent religieusement.
 L'homme, c'est René Sabater. Les garçons, ce sont les cadets de l'ASS à quelques minutes d'affronter le FCM.

« On m'a demandé si
je voulais être dirigeant
et j'ai dit oui »

 Aujourd'hui, dans son appartement de Hoenheim, René Sabater (qui a fêté ses 80 ans au début de l'année) regarde ce cliché avec un peu d'émotion. L'ASS est son club de coeur. Il y a donné des milliers d'heures de bénévolat et parcouru des centaines de kilomètres en accompagnant les équipes de jeunes.
 Rien, pourtant, ne prédisposait cet homme et le doyen des clubs alsaciens (120 ans cette année) à se rencontrer. Car René Sabater est né très loin de la capitale alsacienne.
 C'est à Alger, le 5 janvier 1930, qu'il vient au monde. Très vite, il taquine le ballon rond avant que l'Histoire ne bouleverse sa vie. La Seconde Guerre mondiale - « Les stades occupés par les militaires » - d'abord puis, en 1962, le retour en métropole des Français d'origine algérienne.
 René Sabater se pose à Paris où il travaille dans les assurances, à l'UAP qui, au début des années 70, ouvre une filiale à Strasbourg. « J'ai été muté en Alsace. En septembre 1972, je m'installais à Schiltigheim. »
 Il inscrit alors ses fils à l'ASS, un club tout proche de leur domicile. Et c'est là que tout bascule. « J'emmenais mes garçons au stade et un jour, on m'a demandé si je voulais être dirigeant et j'ai dit oui », se souvient-il.

« Autour d'une tasse
de café et d'un verre
de schnaps »

 Aujourd'hui, ce jeune octogénaire au regard pétillant, retraité depuis 1990, vit sa dernière année comme secrétaire et correspondant de la section foot de l'ASS. Et sa mémoire fourmille de souvenirs qu'il égraine volontiers.
 « J'accompagnais les 15 ans aux côtés du coach Jean-Marie Schnepf, raconte-t-il. On jouait dans le Grand Est et mon boulot, entre autres, c'était de trouver des restaurants du côté de Belfort ou Besançon. On y prenait les repas d'avant-match. On y servait des entrecôtes énormes ! »
 C'est aussi à lui d'assurer la logistique et l'intendance. Là, encore, une autre anecdote : « Je m'occupais des transports et j'écrivais à plusieurs autocaristes pour avoir les meilleurs prix. Le plus souvent, on concluait l'affaire autour d'une tasse de café et d'un verre de schnaps ! »
 C'est depuis son bureau du stade du Tivoli, dans le quartier du Wacken, que René Sabater accomplit sa tâche. Ce sera son unique rôle puisqu'il n'a jamais joué, entraîné ni arbitré pour l'ASS. Son truc, c'est être dirigeant.
 Aux côtés d'Auguste Roegel, dit « Guch », le gardien du Tivoli, rien ne lui échappe dans le club. Et les souvenirs des grosses affluences sont nombreux : en Coupe de France contre Reims, les derbies contre le FCO Neudorf ou les tournois de jeunes.

« Je ne passe plus
au Tivoli »

 Aujourd'hui, une nouvelle fois, les événements se sont précipités. Les seniors I de l'ASS évoluent en D1 départementale et les mythiques installations du Wacken sonnent creux après le déménagement du club à la Rotonde.
 Ce changement a ému René Sabater. « L'initiative est venue de la Ville de Strasbourg. On a eu le coeur gros mais il a fallu s'y faire. Je ne passe plus au Tivoli. Mais on doit aussi reconnaître que les nouvelles installations sont magnifiques avec deux terrains synthétiques et six grands vestiaires. »
 René Sabater n'est pas dupe. Il sait que ce sont des grands hommes qui font les grands clubs. « Sportivement, beaucoup de joueurs sont partis. C'était souvent les meilleurs. Et les autres demandaient des sous. Et puis, chez les sponsors, nous avions Marcel Kautzmann (pneus, roues) et Justin Simon (immobilier). Après leur disparition, c'était la fin. »
 L'ASS n'est plus, aujourd'hui, une référence. Ses meilleures années sont derrière elle. Mais là encore, les bons moments l'emportent sur les mauvais. 
 « Je me rappelle de la vieille tribune qui, sur la fin, était complètement obsolète. Par endroits, on pouvait passer à travers ! Quand elle a été détruite, on a trouvé en-dessous des vieux programmes et journaux de l'époque. »
 Aujourd'hui, sa joie, c'est d'aller voir jouer ses petits-enfants à la FAIG et au Racing. L'autre jour, son entourage lui a fait une belle surprise en l'emmenant à une réception organisée en son honneur à l'ASS. En cadeau, deux ballons et un beau maillot floqué « René 80 ». Pour entrer dans l'Histoire.


Christophe Schnepp

 

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